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Consommation à risque: chronique

La consommation chronique à risque fait référence uniquement à la quantité d'alcool consommé en moyenne par jour, sans tenir compte du risque d'une consommation ponctuelle excessive (voir "consommation épisodique à risque"). Des normes internationales donnent concernant la consommation chronique à risque la définition suivante:

  • risque faible: < 40g/jour pour les hommes, < 20g/jour pour les femmes;
  • risque moyen: 40 à 60g/jour pour les hommes, 20 à 40g/jour pour les femmes;
  • risque élevé: > 60g/jour pour les hommes, > 40g/jour pour les femmes.

Situation actuelle

Concernant la consommation chronique à risque, les données de l'enquête CoRolAR 2016 montrent que la majeure partie de la population résidente en suisse âgée de 15 ans et plus présente une consommation d'alcool à faible risque ou est abstinente. On observe que les hommes sont un peu plus fréquents que les femmes à avoir une consommation chronique à risque et que ce type de consommation semble être plus répandu auprès des classes d'âge élevées qu'auprès des classes plus jeunes (voir tableau ci-dessous: CoRolAR - Classe de risque selon la quantité moyenne consommée, par sexe et âge (2016)).

La proportion de personnes présentant un risque élevé est plus élevée en Suisse francophone et italophone (Tableau). Les proportions de la consommation à risque moyen ou à risque élevé varient entre 3.0% en Suisse alémanique et 7.8% en Suisse romande.

CoRolAR - Classe de risque selon la quantité moyenne consommée, par sexe et âge (2016)

SexeÂge
hommesfemmes15-1920-2425-3435-4445-5455-6465-7475+Total
%%%%%%%%%%%
Abstinent10.817.325.210.713.713.712.512.011.520.314.1
Risque faible85.277.972.685.483.083.083.283.081.573.981.5
Risque moyen2.44.22.03.12.72.33.13.95.74.33.3
Risque élevé1.50.50.10.80.61.01.31.11.41.51.0
n (pondéré) 5'402 5'561 686 795 1'803 1'824 2'027 1'561 1'219 1'047 10'963
n (non pondéré) 5'232 5'737 1'794 1'150 1'107 1'397 1'769 1'478 1'359 915 10'969
Questions:"Au cours de votre vie, avez-vous consommé au moins 1 verre entier d'une boisson alcoolisée quelle qu'elle soit, sans compter les fois où vous auriez juste goûté ou bu une gorgée?" si oui: "Pensez maintenant à l'année écoulée, c'est-à-dire aux 12 derniers mois. De façon générale, quelle était votre consommation habituelle de boissons alcoolisées, c'est-à-dire de bière, vin, liqueurs/apéritifs ou alcools forts. De façon générale, buvez-vous de ces boissons plusieurs fois par jour ou à quelle fréquence?" si oui: "Habituellement, combien de jours par week-end / en semaine buvez-vous de l'alcool (weekend: vendredi au dimanche)?" et "Le week-end / En semaine, combien de boissons standard buvez-vous habituellement au cours d'une journée où vous buvez de l'alcool? Est-ce 12 ou plus, 9, ou combien?"
Notes:Risque faible: moins de 20g/jour pour les femmes, moins de 40g/jour pour les hommes.
Risque moyen: 20 à 40g/jour chez les femmes, 20 à 40g/jour chez les hommes.
Risque élevé: plus de 40g/jour chez les femmes, plus de 60g/jour chez les hommes.
Pourcentages en colonne; pourcentages calculés sur la base du n pondéré; le nombre de personnes effectivement interrogées correspond au "n (non pondéré)".
Source:Gmel, Kuendig et al. (2017)

Évolution de la consommation chronique à risque

L'observation des tendances met en évidence un léger recul de la consommation à risque (moyen et élevé) chez les hommes en 2007 (Figure), qui est restée stable depuis. Cela se reflète également dans les données sur l'ensemble de la population (Figure). Chez les femmes (Figure), on ne retrouve pas ces mêmes tendances, l'évolution de la consommation à risque est restée relativement stable au fil des années d'enquête. Cependant, au vu du faible nombre de répondants concernés, il faut considérer l'évolution de la consommation à risque avec précaution.

En ce qui concerne les différences entre les groupes d'âge, on constate que les proportions parmi le groupe d'âge le plus jeune (15-24 ans) augmentent depuis 1997. Cette tendance concerne aussi bien les hommes que les femmes. Les taux les plus élevés de personnes avec un risque moyen ou élevé s'observent parmi les 55-74 ans. Ceci est valable pour l'ensemble des années d'enquêtes.

Concernant les régions linguistiques, la partie italophone présente des prévalences de consommation à risque (moyen et élevé conjointement) plus élevées que dans les autres régions linguistiques (Figure). Les proportions étaient cependant à la baisse dans l'ensemble des différentes régions.

Dans le cadre de l'enquête ESS 2012, la relation entre différentes caractéristiques sociodémographiques et la consommation d'alcool des personnes âgées de 15 ans et plus a été examinée (Thrul, 2014). On constate que les répondants de la Suisse romande et de la Suisse italienne ont une plus grande probabilité de présenter une consommation chronique comportant un risque pour la santé que les répondants en Suisse alémanique. De plus, la probabilité de la consommation chronique à risque augmentait avec l'âge. Plus de détails se trouvent dans le rapport.

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